Journée mondiale de l'enfance

Journée mondiale de l'enfance
Photo by Artur Aldyrkhanov / Unsplash

Le 20 novembre

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English version below

Aujourd'hui, nous célébrons le jour de la signature par l'Assemblée de la Déclaration des droits de l'enfant, en 1989, de la Convention relative aux droits de l'enfant. À ce jour, il s'agit du traité international adopté par le plus grand nombre de pays. Parmi les droits de l'enfant, les États parties reconnaissent notamment le droit de l'enfant à la vie, à la santé, à l'éducation; le droit à une vie de famille et à être protégé de la violence. La Convention stipule également les responsabilités des États parties (ceux qui ont signé et ratifié la Convention):

Plus qu’un texte fortement symbolique, la Convention énonce les droits fondamentaux des enfants et est juridiquement contraignante pour les États signataires. (Comité Français pour L’UNICEF)

Quelques articles, toutefois, nous interpellent lorsqu’on pense aux enfants de l’extrémisme et du sectarisme. Rappelons que ces enfants vivent souvent au sein de groupes transnationaux, c’est-à-dire qui ont pignon sur rue dans plusieurs pays :

  • Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour que
    l’enfant soit effectivement protégé contre toutes formes de discrimina-
    tion ou de sanction motivées par la situation juridique, les activités, les opinions déclarées ou les convictions de ses parents, de ses représentants légaux ou des membres de sa famille. (art 2.2)
  • Les États parties s’engagent à assurer à l’enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être [...] (art 3.2)
  • Les États parties respectent le droit de l’enfant séparé de ses deux
    parents ou de l’un d’eux d’entretenir régulièrement des relations per-
    sonnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant.(art 9.3)
  • Les États parties reconnaissent l’importance de la fonction remplie par les médias et veillent à ce que l’enfant ait accès à une information et à des matériels provenant de sources nationales et internationales diverses,notamment ceux qui visent à promouvoir son bien-être social, spirituel et moral ainsi que sa santé physique et mentale (art 17)
  • Les États parties prennent toutes les mesures législatives, adminis-
    tratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu’il est sous la garde de ses parents ou de l’un d’eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié. (art 19)
  • Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier de services médicaux et de rééducation. Ils s’efforcent de garantir qu’aucun enfant ne soit privé du droit d’avoir accès à ces services (art 24.1)
  • Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation, et en particulier, en vue d’assurer l’exercice de ce droit progressivement et sur la base de l’égalité des chances (art 28.1)
  • Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour veiller
    à ce que la discipline scolaire soit appliquée d’une manière compatible avec la dignité de l’enfant en tant qu’être humain et conformément à la présente Convention (art 28.2)
  • Les États parties conviennent que l’éducation de l’enfant doit viser à [...] préparer l’enfant à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre [...] (art 29 d)
  • Les États parties s’engagent à protéger l’enfant contre toutes les formes d’exploitation sexuelle et de violence sexuelle (art 34)
  • Les États parties veillent à ce que :
  • a - Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (art 37 a)
  • b - Nul enfant ne soit privé de liberté de façon illégale ou arbitraire (art 37 b)
  • Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour faciliter la réadaptation physique et psychologique et la réinsertion sociale de tout enfant victime de toute forme de négligence, d’exploitation ou de sévices,de torture ou de toute autre forme de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ou de conflit armé. Cette réadaptation et cette réinsertion se déroulent dans des conditions qui favorisent la santé, le respect de soi et la dignité de l’enfant (art 39)

En cette Journée mondiale de l'enfance, nous invitons les États qui ont ratifié cette Convention et qui ont, sur leur territoire, des groupes radicaux, extrêmes et sectaires à ajuster leurs politiques en fonction des enfants. En ce sens, nous pensons :

  • qu'une définition légale de l'isolement, voire de la séquestration psychologique des enfants dans ces environnements favoriserait une meilleure protection de ces enfants contre des formes de victimisation multiple;
  • que la formation sur les phénomènes du radicalisme, du sectarisme et de l'extrémisme dans les programmes universitaires touchant de près ou de loin à la question des enfants (travail social, santé, psychologie, droit, etc.) soit offerte pour assurer le développement de compétences du personnel accompagnant les jeunes qui ont besoin d'aide dans leur processus d'insertion sociale;
  • que des politiques soient adoptées pour contrer la scolarisation illégale qui ouvre souvent la porte à des formes de maltraitance et de négligence d'enfants vivant dans ces milieux;
  • que des programmes d'insertion sociale soient mis sur pied pour ces enfants, devenus adultes, qui choisissent de vivre dans une société libre.

Oui, nous pensons qu'il est important de ne pas oublier ces enfants.


World Children Day

November 20th

Today, we celebrate the day on which the Assembly signed the Declaration of the Rights of the Child in 1989, the Convention on the Rights of the Child. To date, it is the international treaty adopted by the largest number of countries. Among the rights of the child, the States Parties recognize, in particular, the right of the child to life, health, and education; the right to a family life and to be protected from violence. The Convention also stipulates the responsibilities of the States Parties (those that have signed and ratified the Convention):

More than just a highly symbolic text, the Convention sets out the fundamental rights of children and is legally binding on signatory states. (French Committee for UNICEF) [Traduction par Deepl]

However, some articles raise questions when we think about children of extremism and sectarianism. It should be remembered that these children often live within transnational groups, meaning that they are established in several countries:

  • States Parties shall take all appropriate measures to ensure that
    the child is effectively protected against all forms of discrimination
    or punishment on the basis of the status, activities, expressed opinions or beliefs of his or her parents, legal guardians or family members. (Art. 2.2)
  • States Parties undertake to ensure the child the protection and care necessary for his or her well-being [...] (Art. 3.2)
  • States Parties shall respect the right of the child who is separated from one or both parents
    to maintain personal relations and direct contact with both parents on a regular basis, except if it is contrary to the child's best interests. (Art. 9.3)
  • States Parties recognise the important role played by the media and shall ensure that the child has access to information and material from a diversity of national and international sources, especially those aimed at promoting his or her social, spiritual and moral well-being and physical and mental health (Art. 17).
  • States Parties shall take all appropriate legislative, administrative, social and educational measures to protect the child from all forms of physical or mental violence, injury or abuse, neglect or negligent treatment, maltreatment or exploitation, including sexual abuse, while in the care of parent(s), legal guardian(s) or any other person who has custody of the child. (Art. 19)
  • States Parties recognise the right of the child to the enjoyment of the highest attainable standard of health and to medical and rehabilitation services. They shall strive to ensure that no child is deprived of the right of access to such services (Art. 24.1).
  • States Parties recognise the right of the child to education, and in particular, with a view to ensuring the exercise of this right progressively and on the basis of equal opportunity (Art. 28.1).
  • States Parties shall take all appropriate measures to ensure
    that school discipline is administered in a manner consistent with the child's dignity as a human being and in conformity with the present Convention (Art. 28.2).
  • States Parties agree that the education of the child should be directed to [...] preparing the child for responsible life in a free society [...] (Art. 29 d)
  • States Parties undertake to protect the child from all forms of sexual exploitation and sexual abuse (Art. 34)
  • States Parties shall ensure that:
  • a - No child shall be subjected to torture or cruel, inhuman or degrading treatment or punishment (Art. 37 a)
  • b - No child shall be deprived of his or her liberty unlawfully or arbitrarily (Art. 37 b)
  • States Parties shall take all appropriate measures to facilitate the physical and psychological recovery and social reintegration of any child victim of any form of neglect, exploitation or abuse, torture or any other form of cruel, inhuman or degrading treatment or punishment, or armed conflict. Such rehabilitation and reintegration shall take place in conditions which promote the health, self-respect and dignity of the child (Art. 39).
  • [Traduction anglaise par Deepl]

On this World Children's Day, we invite States that have ratified this Convention and that have radical, extreme and sectarian groups on their territory to adjust their policies in favour of children. In this regard, we believe :

  • That a legal definition of isolation, or even psychological confinement, of children in these environments would promote better protection for these children against multiple forms of victimisation;
  • That training on the phenomena of radicalism, sectarianism and extremism be offered in university programmes directly or indirectly related to children's issues (social work, health, psychology, law, etc.) to ensure the development of skills among staff working with young people who need help in their social integration process;
  • That policies be adopted to counter illegal schooling, which often opens the door to forms of abuse and neglect of children living in these environments;
  • That social integration programmes be set up for these children, now adults, who choose to live in a free society.

Yes, we believe it is important not to forget these children.